Le 12/03/2026 à 14:35
Savoie Vaccination demandée contre la dermatose nodulaire bovine
Les filières bovines des Savoie ont exprimé leur attachement à la reconduction d’une campagne de vaccination au printemps 2026 contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC), avant la reprise de l’activité vectorielle, afin de protéger durablement les troupeaux et les filières.
La Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc souligne que la Savoie et la Haute-Savoie accueillent chaque année, dans le cadre des pratiques collectives d’estive, des bovins en provenance d’autres départements. Cette situation implique une vigilance sanitaire renforcée pour prévenir tout risque de diffusion de la maladie.
Compte tenu des dynamiques d’élevage, des échanges d’animaux et des pratiques collectives d’estive, la protection sanitaire des élevages nécessite une approche globale incluant toutes les communes, y compris celles situées hors zones réglementées durant la crise.
La Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc estime que la réussite de cette stratégie vaccinale suppose la mise à disposition des doses de vaccin dès ce début mars, afin de permettre la vaccination de l’ensemble du cheptel bovin de Savoie et de Haute-Savoie. Elle demande également que les bovins venant d’autres départements pour rejoindre les estives aient été vaccinés contre la DNC au moins 21 jours avant leur arrivée.
La dermatose nodulaire contagieuse est une maladie virale bovine classée en catégorie A au sens du règlement européen “Loi sur la santé animale”, impliquant pour les États membres la mise en œuvre de mesures sanitaires obligatoires et immédiates. Ces mesures entraînent des conséquences économiques, techniques et humaines majeures pour les exploitations concernées, avec des effets qui peuvent durer dans le temps.
L’État est responsable de l’instruction et du paiement des indemnisations liées aux mesures sanitaires qu’il prescrit. La Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc indique toutefois que des retards importants dans l’instruction des dossiers et le versement des indemnisations sont constatés, ce qui fragilise durablement les exploitations touchées.
Elle demande ainsi que l’État garantisse une instruction accélérée et un paiement effectif des dossiers d’indemnisation, afin d’éviter toute fragilisation supplémentaire des exploitations agricoles concernées. Elle souhaite également que les dispositifs d’indemnisation intègrent un suivi pluriannuel, afin de prendre en compte les effets différés de la maladie, notamment les pertes de production et la reconstitution des cheptels.
