Le 12/05/2026 Ã 21:00
Savoie 🦠« Aucun risque d’épidémie de grande ampleur » : un infectiologue rassure sur l’hantavirus
Après le retour en France de cinq ressortissants présents à bord du navire de croisière MV Hondius, les autorités sanitaires renforcent les mesures de surveillance face à un foyer d’hantavirus Andes. Une passagère française a été testée positive et 22 cas contacts ont été identifiés.
Les cinq voyageurs concernés ont été placés en quarantaine à l’hôpital afin d’évaluer leur situation médicale. Selon le Gouvernement, des mesures d’isolement ou de quarantaine pouvant aller jusqu’à 42 jours peuvent également être décidées pour les personnes ayant été en contact avec des cas à risque.
L’hantavirus Andes, principalement présent en Amérique du Sud, est une forme rare mais plus grave que les hantavirus recensés en France. « Le taux de mortalité du hantavirus sud-américain est de 30 à 50 %, alors qu’il est inférieur à 1 % pour les formes que l’on connaît en France », explique le docteur Emmanuel Forestier.
Le spécialiste rappelle toutefois que le virus reste peu contagieux. « Il n’y a aucun risque d’avoir une épidémie de grande ampleur », insiste-t-il, en soulignant que la transmission interhumaine nécessite « des contacts très rapprochés ». Selon lui, l’identification rapide des cas et l’isolement des contacts permettent de « casser très vite l’épidémie ».
Le médecin se veut également rassurant pour la Savoie : « Le risque qu’on ait un cas à Chambéry est très faible. Ce n’est pas un sujet d’inquiétude pour nous. »
Les hantavirus sont habituellement transmis par des rongeurs infectés. La souche Andes fait figure d’exception, puisqu’elle peut aussi se transmettre entre humains dans certaines conditions.Â
